lundi 9 avril 2012

Mascarade et condescendance du gouvernement libéral



Avec une l’ampleur inattendue qu’a prit cette grève estudiantine, le premier ministre du Québec de libéral Jean Charest déclarait le 28 mars dernier que « nous sommes toujours à l’écoute des étudiants, nous n'avons jamais arrêté d'écouter et nous sommes sensibles à ce qu'ils expriment ». Que de mots touchants et remplis d’ouverture d’esprit, alors que le gouvernement n’a jamais démontré une réelle bonne foi de négocier avec les étudiantes et étudiantes du Québec ! Il est resté complètement fermé comme une huître, laisse l’ouragan de la contestation étudiante passer et continue marteler que SA décision de cette hausse des frais de scolarités est légitime

Le jeudi 5 avril 2012 dernier, le gouvernement du Québec envoie la ministre de l’Éducation, du Sport et des Loisirs, Mme Line Beauchamp et celui des Finances, M. Raymond Bachand  donner une conférence de presse pour « poser un geste » afin sortir le Québec de la crise étudiante qui subsiste.

Premièrement ce geste est posé alors que la grève étudiante entre dans une phase critique où la validation des semestres commence à causer  probablement des maux de têtes aux étudiants et étudiantes en premier lieu, aux professeurs (es) et aux directions des universités et cégeps où des associations étudiantes sont encore en grève.  

Deuxièmement, la ministre annonce que ce geste posé n'était pas là une position de négociation, mais une « décision du gouvernement » visant à calmer les inquiétudes « légitimes » à l'égard de l'accessibilité aux études exprimées par « plusieurs voix de la communauté étudiante » et dans la classe moyenne.

Quelle condescendance et nous assistons maintenant à une manifestation flagrante du mépris qu’a ce gouvernement libéral de Jean Charest pour les étudiants et étudiantes du Québec.