Avec une l’ampleur inattendue qu’a prit cette grève estudiantine, le premier
ministre du Québec de libéral Jean Charest déclarait le 28 mars dernier
que « nous sommes toujours à l’écoute des étudiants, nous n'avons jamais arrêté d'écouter et nous sommes sensibles à ce qu'ils expriment ». Que de mots touchants et remplis d’ouverture d’esprit,
alors que le gouvernement n’a jamais démontré une réelle bonne foi de négocier
avec les étudiantes et étudiantes du Québec ! Il est resté complètement fermé
comme une huître, laisse l’ouragan de la contestation étudiante passer et continue marteler que SA décision de cette hausse des frais de scolarités est légitime
Le jeudi 5 avril 2012 dernier, le gouvernement du Québec envoie la ministre
de l’Éducation, du Sport et des Loisirs, Mme Line Beauchamp et celui des
Finances, M. Raymond Bachand donner une
conférence de presse pour « poser un geste » afin sortir le Québec de la crise étudiante qui subsiste.
Premièrement ce geste est posé alors que la
grève étudiante entre dans une phase critique où la validation des semestres
commence à causer probablement des maux
de têtes aux étudiants et étudiantes en premier lieu, aux professeurs (es) et
aux directions des universités et cégeps où des associations étudiantes sont
encore en grève.
Deuxièmement, la ministre annonce que ce geste posé n'était
pas là une position de négociation, mais une « décision du gouvernement » visant à calmer les inquiétudes « légitimes » à l'égard de l'accessibilité
aux études exprimées par « plusieurs voix de la communauté étudiante » et dans la classe moyenne.
Quelle condescendance et nous assistons maintenant à une manifestation flagrante du mépris qu’a ce gouvernement libéral de Jean Charest pour les étudiants
et étudiantes du Québec.