vendredi 13 avril 2012

Grève Étudiante : La Puissance de « l'Intimidation »


De la Puissance de l'Intimidation.



- Tannez de toutes ces histoires d'intimidation... 

Laissons d'abord de côté le débat subjectif sur le concept de ''gentillesse'' ( en opposition à une ''attitude gentille) puis traitons plutôt de la puissance transcendantale impressionnante  du concept «d'Intimidation» chez la population qui, selon la stratégie Libérale maintenue depuis les tout début de la grève étudiante, semble porter fruit sur les esprits. 

Cela vos la peine de le mentionner car, oui, cela fonctionne! La preuve veut que l'Intimidation ( + ses corolaires comme la Peur ou la Violence ) est au centre des échanges dans le discours émotif publique; les médiums de communication diffusant largement cette thématique dont ils semblent raffoler (sensationnalisme obligeant... ) . 

Ce qui explique évidement comment de parfaits inconnus comme les meneurs des carrés-vert ( ATTENTION : le carré vert est un symbole fort confondant puisqu'il est reprit par ceux qui sont contre la grève, pour la hausse, ou les deux, ou autre *voir la photos ci-bas* ) ont pu s’auto-proclamer les égaux des élus nationaux du mouvements étudiants pendant un court moment.


Ou : des démocrates verts et rouges demandent de respecter la Démocratie étudiante !   )
 
Belle preuve de solidarité et d'unité réelle étudiante!  Bravo !

L'État tel que nous le connaissons aujourd'hui a eu communément 3 outils distincts pour contrôler sa population : les Juges, l'Armée (police) et les Médias. 

Or, les Libéraux ont tous essayé jusqu'à maintenant, le constat est clair : NI la propagande des médium de communication, NI la répression policière n'a fait plier le mouvement étudiant! Ne reste alors qu'une seule alternative pour pouvoir à tout prix contourner le débat de société : CRIMINALISER le plus possible le mouvement étudiant!

À coup d'injonction et de mise en demeure, les Juges donnent raisons et, faute de pouvoir NIER le DROIT de grève à la société civile, ils encadrent au plus possible la ''vie locale '' de la grève étudiante.

Au vu de la résistance collective et de la solidarité collective, qui passera à l'histoire, qui se déroule en ce moment au Collège de Valleyfield, cette stratégie ne passera pas non plus...

Le gouvernement à la ''montre'' alors contre lui, plus le temps passe, plus il n'a aucune légitimité à maintenir la ligne ''autoritaire'' face à la société civile du Québec.    

- Mais ... Et cette histoire de Boycott, c'est même pas une grève ...

Le mouvement étudiant connait la chanson qui n'a malheureusement rien de nouveau, Les PQuistes tout comme les Libéraux ont largement utilisés la démagogie du ''boycott'' pour dévier le caractère politique des luttes étudiantes qu'elles soient locales ( ex : UQÀM en 2008 ) ou nationale (grève de 2005 ) et ce depuis 1996 à aujourd'hui. 

Si on appliquerait exclusivement et réductivement le mot ''grève'' au simple rapport pécuniaire de travail, soit entre un travailleur et un patron, cela voudrait dire que personne ne pourrait non plus faire une ''grève'' de la faim, mais bien un ''boycott'' de la nourriture. Cela est aussi ridicule que de dire qu'un chien qui se refuserait à chasser ferait un ''boycott de la chasse'' (l'ordre naturel étant que le chien sauvage, lui, accepte de chasser pour se nourrir... ).  

Le Gouvernements et ses juges devraient ré-apprendre à lire dialectiquement le langage de l'État ( qui ne peut être contradictoire ) et revenir se référer à leur propre organe officiel de l'État Québécois sur la langue française : 
 

 Sur ce , rien a ajouter rationnellement et sereinement face aux chroniqueurs droitistes de toute acabit, face aux pédagogues pseudo-gestionnaire-du-capitalisme, face aux curés du néo-libéralisme économique, (etc....) : NOUS savons que NOUS avons raison! 

La lutte étudiante est une lutte légitime de toute la société par toute la société pour toute la société québécoise !

- Et alors ? 

 Bien, la grève continue toujours et le mouvement compte encore plus de 180 000 grévistes !

- Le gouvernement ne bouge pas, vous ne gagnerez pas de toute façon... 

Ceux qui ne se lèvent pas le matin ne voit jamais le lever du soleil. C'est aussi poétique et vrai que de dire que ceux et celle qui ne lutte pas pour leurs valeurs et leurs convictions ne devraient pas s'étonner de se retrouver à vivre dans une communauté étrangère à eux-mêmes. Le gouvernement de Jean Charest à déjà plié en 2005, le mouvement étudiant le refera plier à nouveau! 

- C'est bien beau ça, mais ma job d'été arrive vite elle!

Les Libéraux se sont de plus en plus prit eux-mêmes dans l'étaut : un grand rassemblement populaire pour le Jour de la Terre arrive le 22 avril prochain et lancera probablement le tant appelé ''Printemps Québécois'' ! Le mouvement étudiant est en train de mettre la table pour un 1er Mai (jour des travailleur-euse-s ) du tonnerre et dont le Conseil du Patronat va se souvenir avec grands frissons! Nous devons donc Tenir le coup ( comme la chroniqueuse Josée Legault nous la si bien dit ! ) ! 

- D'accord, mais, tout ça là, c'est moi aussi qui est pénalisé...

Absolument personne n'a jamais dit que la grève serait une partie de plaisir; lorsque nous nous sommes engagés collectivement à entrer dans cette ''bataille'' tous et toutes savaient que se serait difficile. Mais, la question reste légitime : pourquoi on se bat ? Je pense qu'on qu'il ne faut jamais délaissé le côté ''motivation + volonté et automotivation et autovolonté'' chez les personnes qui font le pas, qui ose prendre part aux questions d'ordre collectives. 

Le consumérisme ambiant et la société atomisée capitaliste ont tellement travaillés l'esprit des individus que ceux-ci peines à bout de bras à se contenter aujourd'hui de l'argument de solidarité collective ou inter-générationnelle; c'est le fameux : «pourquoi je paierais pour les autres ?» Qu'est ce qui est le plus important à vos yeux : avoir tous et toutes une TV écran plat avec Internet individuel pour chaque ménage ? ou pouvoir permettre à tous et toutes une Éducation et des Soins de Santé gratuit et accessible ? 

Donc, oui la grève politique à un prix; et ce prix, voyez vous : nous l'acceptons! 

Sachez seulement ceci : ce prix est de beaucoup inférieur au prix de l'inaction et de l'à-plat-ventisme!  

À la prochaine fois dans la rue!


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Mère étudiante - Regard sur la hausse #3

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NOUS serons PRÉSENT-E-S !


Manifestation Populaire 

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Printemps québécois - Discours pour l'augure d'un temps nouveau

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***Toujours bon à rappeler : 

Les dix stratégies de manipulation de masses

 
Noam Chomsky
Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,
délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
 Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
 10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. 
Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant et aussi longtemps qu’on prétendra que les engins de mort créés par les hommes sont limités, que la Terre est inépuisable et que le monde est une poubelle sans fond. A ce stade de l’histoire, il n’y a plus qu’une alternative. Ou bien la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l’intérêt général guidée en cela par des valeurs de solidarité ou bien c’en sera fait de sa destinée tout court.”
Noam Chomsky – né en 1928 – Angleterre, 1974