Courrier électronique à Madame Line Beauchamp par Simon-Louis Lajeunesse sur la condamnation des violences le Mercredi 18 avril 2012
Et vous ? Allez-vous reconnaître votre part dans la dégénération de la situation ?
Allez-vous reconnaître la violence sociale que vous commettez chaque jour en
agissant comme vous le faites ?
Allez-vous condamner la violence commise par les agents de sécurité
sur le campus de l'U de M ?
Vous n'êtes pas bien placé moralement pour exiger des autres ce genre de
condamnation.
Ne vous en déplaise. Et de grâce, cessez ce ton de maîtresse d'école moralisatrice,
ça ne vous sied pas du tout.
Il ne fallait pas être grand devin pour voir venir ce qui se passe.
Vous devriez embaucher des sociologues pour vous conseiller.
Votre affirmation sur le fait que les étudiants qui n'ont pas voté pour la grève
ont droit à leurs cours… n'était pas d’un grand calibre intellectuel…
Camille Laurin n'aurait jamais accepté de dire une chose comme ça.
Changez de stratèges et de conseillers madame,
ça ne vole pas haut d'un point de vue intellectuel.
Autre chose… qui nous dit que ce sont des étudiants qui commettent ces actes ?
On sait depuis les affaires du FLQ que la police et des agents du gouvernement
commettent des actes criminels pour faire accuser les autres.
Je me méfie beaucoup dans la situation.
J'espère de tout coeur une résolution du conflit, mais il faudra y mettre du vôtre !
Et bien entendu, je suis contre la violence… et les actes de vandalisme et je
les déplore, c'est pourquoi d'ailleurs je vous écris en espérant que
vous cessiez votre violence sociale et politique.
Merci à la prochaine.
Simon Louis Lajeunesse Ph.D. service social
Professeur associé, Université de Montréal