Les étudiants ont manifesté le 23 février dernier.
Plus de 30 000 étudiants s'ajoutent lundi au
mouvement contre la hausse des droits de scolarité annoncée dans le
dernier budget du gouvernement Charest, ce qui porte à plus de
123 000 le nombre d'étudiants en grève générale illimitée au Québec.
Selon
la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale
étudiante (CLASSE), 96 associations représentant 123 265 étudiants sont
maintenant en grève.
La
CLASSE estime que ce nombre devrait augmenter de manière continue
jusqu'à la grande manifestation nationale prévue le 22 mars à Montréal.
Par ailleurs, plusieurs autres associations étudiantes détiennent un
mandat de grève, mais sont toujours en attente d'un déclenchement.
Les
étudiants demandent au gouvernement de renoncer complètement à la
hausse annuelle de 325 $ par année. Après cinq ans, cette hausse fera
passer les droits de scolarité pour une année d'études universitaires
d'environ 2200 $ à 3800 $ par année.
Réunis en fin de semaine
dans la métropole, les représentants de la CLASSE se sont entendus pour
intensifier leurs actions et ont répété être prêts à tous les
sacrifices pour maintenir les droits de scolarité accessibles à tous.
Un
rassemblement aura lieu au centre-ville de Montréal le 13 mars. Puis,
le 18 mars, des manifestations familiales seront organisées dans cinq
régions du Québec. Selon les mouvements étudiants, la population appuie
de plus en plus leur cause.
La
ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, continue de son côté de
défendre la décision de Québec. Elle présente la hausse des droits de
scolarité comme étant « juste, responsable et raisonnable » et soutient
qu'elle a l'appui d'une bonne partie de la population et de
nombreux étudiants.
Voyez la section Enjeux et analyse de notre dossier sur les droits de scolarité.